Carnet de voyage à Athènes

Ce voyage, on l’a vécu comme une libération. Nous avions passé sept mois en France, en travaillant d’arrache pied pour pouvoir nous permettre de partir à nouveau.

Et puis, la date du départ approchait enfin, nos valises se remplissaient à mesure que notre chez-nous se vidait. Un dernier regard en fermant la porte de l’appartement dans lequel nous avions repris nos marques. Rendre nos clés avec cette impression qu’une nouvelle page se tournait définitivement.

Il y a des périodes dans la vie qui nous rapprochent un peu plus de nous même, ce ne sont pas les plus simples, parfois elles nous arrachent même quelques larmes, mais elles sont nécessaires, pour avancer. Alors voilà, 14 Juin 2016, nouveau départ. On recommence, encore.

 

Dans l’avion jusqu’à Athènes, je ne sais plus très bien ce qu’il se passe dans nos têtes.

Le soulagement d’être enfin libérés, il arrive réellement lorsque ma peau entre en contact avec l’eau sur une plage de Syros. Entre temps, il y a deux jours de visites à Athènes, notre esprit prend du temps à s’y faire, mais déjà, on sent à travers nos sourires la légèreté qui s’empare de nous, ce sentiment qui nous fait vibrer lorsqu’on entreprend une nouvelle aventure tous les deux.

 Le soir de notre arrivée, j’échange mon jean contre une robe longue, la chaleur nous suit jour et nuit. Arrivés au terminus du métro près du port, on découvre le quartier où l’on va passer ces prochains jours. Les ruelles sont sombres, deux vieils hommes parlent fort assis devant les escaliers, une bière à la main. Nous accélérons le pas et parvenons à notre hôtel.

Cette ruelle taguée qu ne semble avoir aucun charme, dans n’importe quel endroit nous aurions voulu la fuir. Pourtant, nous trouvons attachant le jeune réceptionniste qui nous indique les meilleurs restaurants du coin, sa sœur qui esquisse un sourire dans la buanderie quand nous descendons chaque jour et encore plus lorsqu’ils nous préparent de l’autre coté du bar un petit déjeuner personnalisé à six heures du matin avant notre départ pour les Cyclades le dernier jour. L’hospitalité et la générosité des grecs nous frappent. On nous a souvent demandé si c’était sur d’aller là bas. J’ai pourtant rarement croisé une population aussi accueillante partout où l’on est allé. Et nous avons pris gout à ce quartier, même si l’environnement y était pauvre et vieilli.

 

Ce soir là, on fait quelques mètres pour trouver le restaurant le plus proche. Notre premier kebab, ou Souvlaki comme on dit ici. La carte est écrite en grec, on craint de se tromper mais  c’est bien cela pourtant, le repas coute 2.50euros. Je dois vous avouer qu’on en a mangé des souvlaki durant notre séjour en Grèce.

Le lendemain, nous arrivons sur la place de Monastiraki, il est dix heures environ, le soleil déjà haut dans le ciel, nous décidons de rejoindre le Parthénon. En entreprenant notre montée vers le monument, nous croisons tout au long de notre route différents vestiges de l’antiquité.

Au vue de la foule de touriste qui a eu la même idée que nous ce matin là, nous décidons de nous arrêter juste un peu plus bas sur l’Acropole. Et nous découvrons la vue que nous offre ce lieu sur toute la ville d’Athènes.

De retour vers Monastiraki, la vie prend place au cœur de la ville. Nous nous arrêtons dans un restaurant où l’on nous sert une salade grecque, un plaisir avec la chaleur qui pèse dans l’atmosphère. La Grèce est aussi une fabuleuse destination gastronomique.

Et puis nous continuons notre route à pieds, si bien qu’une jeune femme nous accoste pour nous dire qu’on ne devrait pas découvrir la ville avec une telle chaleur en riant.

 

Ici, je remarque que les femmes ne mettent pas de tenues qui dévoilent leurs jambes, le regard des gens se porte souvent sur les miennes mais plus par curiosité qu’autre chose j’ai l’impression. Dans les îles par contre, je ne l’ai pas ressenti.

Il y a ces petites rues où les souvenirs sont exposés au bord de la route, au sol devant l’entrée. Ici des photos et peintures, là bas, un porte bonheur contre le mauvais œil. Le quartier de Plaka a un charme bien a lui, une atmosphère tranquille qui nous portera tout au long de notre séjour. Nous croisons quelques chats qui se reposent à l’ombre, des hommes d’un certain âge qui ont menés leur chaise pour la poser quelque part dans la rue et contempler le temps qui passe sans les saisir non plus cette fois.

Nous continuons à nous perdre un peu, loin du cœur historique de la ville, attrapant souvent des sourires sur notre route, et découvrons avec entrain des monuments impressionnants de par leur ampleur et leur âge.

Très vite, il est déjà temps de rentrer pour prendre le bateau vers les îles, les Cyclades  nous réservent aussi leur lots de surprises et d’émerveillement.