Combattre son ego, pas après pas.

L’égo tente souvent de tout gouverner dans votre vie.

J’ai une relation conflictuelle avec le mien.

 Enfant, j’ai souvent été solitaire, je n’aimais pas me mettre en avant, que l’on me demande mon avis, être mise au premier plan. J’étais la fourmi dans l’ombre.

Et puis, je crois que peu à peu, j’ai pris du plaisir à faire rire les autres dans une conversation, à être au milieu de la scène, à parler de mes résultats, de ces nouvelles choses que je possédais… Car c’est comme cela que l’on occupe une conversation, que l’on crée du lien, que l’on meuble le silence qui nous fait à tous si peur.

Si je sais faire quelque chose de bien, j’aime qu’on le remarque. C’est peut être inconscient, mais je crois que l’on fonctionne tous ainsi.

On se sent un peu plus important lorsque que notre propre petite victoire fait briller le regard de l’autre.

Et à la fois, en gardant ce côté d’enfant timide, je suis toujours mal à l’aise avec les compliments. Plus j’avance, et plus je déteste les personnes qui réduisent les autres, qui critiquent “gentiment” en finissant par un rire gras: “on rigole bien sûr…(mais quelque part, j’existe mieux quand tu es plus petit que moi.) “. Je déteste l’égo qui se cache derrière ces blagues bon enfant.

 Mais est ce que je ne joue pas à ce jeu là moi aussi?

Ces fois où l’on me décrit comme ceci ou cela, quand on me dit merci, quand on aime mon parfum, ma coupe de cheveux… C’est gentil, flatteur et je crois que cela me permet d’exister aux yeux des autres, au sein de la société.

Cela m’intègre dans le cercle, cela me donne ma place.

 Je n’aime pas les étiquettes, mais j’aime celles que l’on vient poser sur moi pour me décrire positivement. Alors oui, ça aussi c’est de l’égo finalement.

Je n’aime pas être mal jugée ni critiquée, mais il m’arrive de le faire. Parce que lorsque je réduis quelqu’un, quelque part j’existe, ma place est encore plus grande. Voilà aussi ce qu’est l’égo.

Le piège du développement personnel: l’égo spirituel .


L’égo pourrait me faire dire « je connais tout au développement personnel, et vous vous ne savez rien », ou « je connais ce qui est juste, alors écoutez moi ». Pourtant, ma vérité n’est peut être pas la vôtre. Je ne pourrais jamais vous aider ou vous conseiller. Je peux seulement vous parler  de mon expérience, de la façon dont j’ai intégré un concept, de la façon dont j’ai évolué, elle n’a rien de bon ni de mauvais, elle est.

Pourquoi est ce que ma mission est d’inspirer les autres ? N’est ce pas là aussi de l’égo que d’avoir un métier qui aide, inspire. Par ce travail, je reconnais que j’ai quelque chose, de plus, à apporter aux autres. Cela signifie quelque part: « je vaux plus qu’eux ».

C’est de l’égo. Sauf si j’accepte une autre potentialité, sauf si j’accepte que chaque client, chacune des personnes que je rencontre, qui commente mes posts, mes articles, soient des messagers pour me permettre de faire une expérience encore plus juste de la vie.

J’inspire pour être inspirée. Je coache pour m’aider à travailler sur moi.

Mes réflexions sont une manière d’être un peu plus en quête de moi-même.

Parfois, je suis encore trop radicale. Par exemple, plus j’avance, plus j’ai du mal avec les personnes qui ne sont pas spirituelles. J’ai du mal à trouver des points communs, j’ai du mal à savoir comment les aborder, dans quel sens les prendre. C’est de l’égo. Car quelque part, je dis par là « mon chemin est mieux que le tien ». Ce n’est pas juste. Chacun son expérience, chacun son chemin.Alors j’aimerai ne plus entendre: « il n’a rien compris », « quelqu’un qui fait du développement personnel ne devrait pas être comme ça ».

J’aimerai accueillir chaque âme telle qu’elle est réellement, avec cette vibration du cœur qui dit « sois toi-même, je t’accepterai ainsi, car c’est tout ce que tu es capable de donner aujourd’hui, et ça me va. »

Des mots, que je n’avais pas l’habitude de dire avant, j’avais plutôt tendance à être aussi dure avec les autres que ce que j’étais avec moi.

Les personnes que je rencontre m’aident à me planter face à cette réalité.

L’égo en terme de « tout ce que je possède ».

Ces derniers mois, j’ai cherché à me détacher de mes possessions.

 Posséder cette belle voiture, ce dressing plein à craquer, ce nouvel aspirateur à la mode, ce nouveau téléphone dernière génération, ça fait vibrer mon égo. Parce qu’avec ça, je me sens bien, bien intégré dans la société, puissant, légèrement en avance sur les autres. C’est un moyen de me mettre à la première place, un moyen de diviser « ceux qui l’ont » et « ceux qui ne l’ont pas ». Ces objets c’est mon identité : Je suis un peu de ce téléphone, je suis cette voiture que je possède et même la personne que j’aime.


Si demain, on me volait ce dernier achat coûteux, j’aurai l’impression qu’une partie de moi s’est envolé. Je me sentirais nu, vidé, impuissant.

Vous pouvez m’avouer le contraire, pourtant, ces objets que vous multipliez sont des parties très importantes de votre vie. Moi aussi, j’ai les miens.

Mon téléphone a rendu l’âme, et je me suis jetée sur le site d’Apple pour moi aussi avoir ce truc que tout le monde a et qui coûte un loyer. Moi qui ne fait plus les soldes et ne suit pas la mode, pour cela, j’ai eu envie de la meilleure marque, du supertopproduit ! Pourquoi as tu besoin d’un téléphone? Pour montrer aux autres à quel point tu es important ou pour pouvoir être joignable? Alors c’est sur on peut lui trouver un tas d’excuses, mais quand mon chéri m’a demandé “tu veux acheter ça pour faire comme tout le monde non? Car le mien a coûté 100 euros et a exactement les mêmes fonctions.” Je me suis trouvé bête. L’égo avait encore gagné.

Les personne que l’on aime, parlons en… C’est aussi elles qui me permettent de me flatter, de me renvoyer l’image de quelqu’un de bien. Ce sont une part de ce que je suis car j’existe à travers elles, c’est là que je dessine ma personnalité, que je me sens bien ou moins bien suivant l’image qu’on me renvoie de moi même.

Devenir qui je suis

 

Quand j’arrête de m’identifier aux choses que je possède et aux êtres qui partagent ma route, je peux enfin faire l’expérience de qui je suis réellement. Oui, je me rends compte que « je suis » au-delà de mes possessions, au-delà des êtres qui sont dans ma vie. Je suis quelqu’un d’entier sans que rien d’extérieur  ne vienne s’y ajouter. Alors seulement, je commence à ne plus en avoir à faire de ma façon de m’habiller, de mon image, de savoir si je suis bien à la mode, d’acheter le dernier truc qui sort. Car derrière, je me rends compte qu’il y a quelqu’un à accueillir, à comprendre, une âme toute entière qui ne demande qu’à être mise en lumière pour ce qu’elle est plutôt que ce qu’elle a.

Elle n’est pas dans la voiture à 20 000 euros, elle n’est pas dans la maison à un million, elle n’est pas dans un ordinateur à 800 ou une télévision à 1000 euros. Cet être est dans votre corps, c’est vous.

Vous sans vos étiquettes, sans vos acquisitions, sans l’image que l’on vous renvoie de vous.

J’ai lu les livres d’Eckhart Tolle, et cela m’a fait comprendre petit à petit, que cet égo était TOUT sauf mon âme véritable, cet égo m’aidait même à cacher ce qui était beau en moi.

Diminuer mon égo au quotidien

Alors voilà encore aujourd’hui, mon plus grand combat. Si je pars du principe, de cette sensation au fond de mon coeur, que je suis là pour faire l’expérience la plus juste de moi même. Je ne suis pas là pour critiquer l’autre, pour le remettre en question quant à ces choix, pour atténuer sa valeur, son identité même quand elle ne me ressemble pas.

“N’importe quoi !”,”Tu comprends rien”, “Comment tu peux aimer un truc aussi nul?”… L’égo se cache dans toutes ces choses que l’on dit, ces moments où l’on croit avoir raison, tous les jours. Je tente de me rendre compte de là où il prend place dans ma vie , dans cette conversation où l’on parle d’une collègue, d’un acteur, d’un proche. Toutes ces fois où l’on veut s’imposer, pour rire, afin de bien faire entendre sa voix, de faire rayonner sa supériorité sur le moment. J’ai réduis peu à peu ces moment de ma vie, si bien qu’ils me choquent aujourd’hui quand j’ai un regard extérieur, sur tout ce dont je suis témoin, ils me choquent par leur fréquence, par leur force, par la blessure qu’ils transmettent à l’autre.

Aujourd’hui, lorsque je rencontre quelqu’un, ce qui m’intéresse, avant de savoir ce qu’il possède, c’est ce qu’il y a derrière, quand il est dépossédé de tout. Si on part du principe que rien ne peut vous manquer puisque rien d’extérieur  à vous n’est vous, qu’est ce qu’il y a parfois même présent tellement en abondance qu’on le ressent au delà de votre corps ?

J’aime cette idée qu’au fond, je ne suis que moi même, et c’est déjà un travail de dingue. Un travail de chaque instant.

Cet article a été écrit au son de la merveilleuse musique d’Harmonie Vibes sur Youtube.

Retrouvez ma vidéo Youtube sur l’égo ici.