Ibiza en Avril : entre culture Hippy et paysages de rêve !  

Ce matin là, nous étions partis à la conquête de l’Ouest de l’île, n’hésitez pas à découvrir le début du voyage..

Pour manger, nous arrivons dans une ville bien plus urbanisée, deuxième plus grande de l’île: Saint Antony. Entre les magasins et les immeubles, nous découvrons quelques clubs. Ici aussi, il semble que l’été soit bien plus animé.

En dehors d’une longue ballade au bord de mer, la ville n’a pas un charme fou, les petits maisons colorés du centre d’Ibiza laissent place ici à des buildings monochromes. Nous repartons rapidement après manger, plus aucun nuage n’est présent, nous voulons profiter d’une des jolies plages de l’île.

 Le choix est difficile tant il y a de possibilités, nous descendons à Port d’es Torrent, une petite plage où la couleur de l’eau nous fait rapidement vibrer. Quelques courageux se baignent, mais la plupart des gens présents sont simplement sur le sable comme nous, se rhabillant ou se déshabillant au rythme des éclaircies.

Les plages de Cala Bassa, Cala Tarida ou encore Cala d’Hort semblent idéales l’été. Nous y passons rapidement en voiture.

Certaines sont plus animées et offrent l’ambiance d’un bar de plage. En général, il  semble que les zones naturistes ne soient pas démarquées des autres contrairement à la France, bon à savoir quand on voyage avec des enfants.

Nous décidons de nous arrêter en fin de journée pour voir Cala Comte: une plage avec vue sur un îlot juste en face, à couper le souffle. Le coucher de soleil ici est un des plus beaux de l’île, si cela vous tente vous pouvez partager un cocktail à l’Ashram Bar, magnifique espace surplombant la mer pour un panorama à 360 degrés.

 A l’aube de notre troisième jour sur l’île, nous scrutons des yeux le ciel pour choisir notre programme. L’île de Formentera accessible en bateau semble magnifique à visiter mais aujourd’hui aucune possibilité de plonger un orteil dans l’eau, le temps se couvre.

Nous décidons alors de nous concentrer sur l’île en elle-même et de découvrir l’Est d’Ibiza. Notre carte nous indique les plus beaux points de vue, nous commençons par nous arrêter à Calla Longa, une plage spectaculaire dans une petite ville avec des airs de stations balnéaires même hors saison.

A quelques minutes en voiture, se trouve Sol d’en Serra, personne ne nous en a parlé, et pourtant, c’est définitivement le plus bel endroit découvert sur cette île. Les photos parlent d’elles mêmes.

Ce matin, nous voulons découvrir Santa Eulalià d’es Riu, une des plus grandes villes de l’île. Nous commençons par nous aventurer à Puig d’en Massa, le vieux village qui surplombe la ville et offre une jolie vue sur chaque versant de l’île.

Les ruelles rappellent là aussi les Cyclades, l’Eglise est imposante, nous trouvons quelques touristes espagnoles qui discutent avec nous dans une incroyable chaleur humaine. J’adore ces rencontres de quelques minutes qui gravent un souvenir à vie de part leur simplicité et leur spontanéité.

Nous descendons à pied de Puig d’en Massa, la plupart des parkings étant payant dans la ville, et retrouvons le centre ville qui offre quelques places agréables mais surtout une très belle route longeant la mer, ressemblant à la promenade des Anglais à Nice. Elle nous emmène peu à peu près du port.

Il y a plus d’animations ici que sur l’autres côté de l’île, on sent l’endroit touristique mais pourtant, encore assez charmant et authentique.

Nous reprenons la voiture pour la fameuse ville d’Es Canà, point d’arrivée de notre matinée et objectif du jour. L’occasion de découvrir Punta Arabi, lieu incontournable pour son marché des hippies.

Aujourd’hui, c’est le premier jour de cet évènement qui existe depuis plus de 40 ans. Les gens se déguisent pour prendre une photo, des musiciens en sarouel jouent d’un air habité, on respire des parfums d’encens et de chanvre… Un endroit où l’on retrouve des couleurs psychédéliques, des artisans venus exposés leur créations, des attrapes rêves, des mandalas brodés sur des couvertures…

Le marché est un symbole de l’histoire de l’île qui a longtemps souffert d’être inaccessible, vivant autrefois d’agriculture. Le tourisme y est apparu comme une renaissance dans les années 60 avec l’arrivée massive de hippies venus profiter des fêtes « planantes » jusqu’au bout de la nuit, dans une promiscuité invitant à une démesure sexuelle. A cette époque, les hippies ont commencé à vendre quelques affaires personnelles sur le parking d’un camping et l’évènement a perduré dans le temps. Aujourd’hui, nous croisons plus de retraités et de familles que de réels hippies, mais le souvenir de cette époque est largement présent sur l’île.

A Es Canà, nous arrivons malgré tout à déguster notre paella en demandant directement au serveur s’il peut nous en préparer une ce midi là. Restaurant familial, le plat met de bonnes minutes à arriver, garantie de sa fraîcheur. Et puis nous reprenons la route à nouveau.

En Espagne, nous adorons passer dans les boulangeries pour nous acheter des viennoiseries, le choix y est toujours hallucinant. Vous commencez à connaitre notre amour des bonnes choses.

Il y a quelques chose que j’aime encore plus, c’est cette simplicité de vie, l’impression que tout le monde est heureux et léger. Nous vibrons avec cela et pensons même quelque fois, à poser nos valises sur une île espagnole définitivement.

La vie paraît si simple c’est peut être une façade, mais sans vivre l’expérience nous ne pouvons nous faire d’avis…