Inspiration: Ma vie en tant que gourmande ET vegan, avec Malohan  

 Amanda est une de ses belles rencontres faites sur Instagram, ancienne expatriée à Montréal, elle vit désormais à Bordeaux avec son mari et sa mascotte Fayko, un Shiba Inu trop mignon. Elle expose sur son blog Malohan.fr ses réflexions, ses conseils modes, ses recettes et sa façon de voir la vie…

Une vie qui a été marquée par de nombreux voyages, une expatriation pendant deux ans qui l’a bouleversé et l’amène aujourd’hui à se créer de nouvelles habitudes plus respectueuses du monde et des autres êtres vivants.

Pour moi, ça a été le coup de foudre ! J’aime sa simplicité, sa manière d’exposer sa façon de penser sans l’imposer et son extrême sensibilité qui me parle beaucoup.

Après avoir échangé sur le développement personnel et notre place dans le monde sur son blog, j’ai voulu lui poser certaines questions sur le véganisme (fait de consommer aucun produit d’origine animal, pas d’oeufs, de lait, de miel etc).

 Personnellement, je ne suis pas vegan, ni même végétarienne, mais le développement personnel est vraiment lié pour moi à une prise de conscience sur la souffrance animale. La plupart des personnes que je connais qui ont beaucoup réfléchi sur elles même, finissent par ne plus manger de viande, comme une ouverture d’esprit qui nous ferait prendre conscience d’un alignement entre soi même et les autres êtres vivants. Cet état de supériorité n’est plus juste et voué à disparaître.  Certains pensent que le végétarisme est à la mode, pour moi c’est complètement faux. C’est une évolution massive des consciences qui se fera naturellement, avec le temps, au fil des discours comme celui d’Amanda qui viennent toucher quelque chose en nous.

Alors pourquoi je ne suis pas encore passé dans l’autre catégorie? Par simple habitude, par peur du regard des autres, par peur d’entrer en conflit, j’aurai un tas d’excuses à exposer, des excuses qui ne sont pas justes. Tout comme il n’est pas juste de tuer pour se nourrir sans même prendre le temps d’apprécier, souvent à la va vite, devant la TV, autant de moyens possibles pour nous aveugler de ce qui est véritablement sous notre nez.

Il est peut être temps de se remettre en question et d’ouvrir les yeux…

– Pourquoi as tu pris cette décision d’être végétarienne puis vegan ? Quel a été l’élément déclencheur ?

 L’élément déclencheur a été mon expatriation à Montréal. Là-bas tous les restaurants proposent des menus végétariens et vegan.

Le nombre de restaurants vegan est hallucinant. Les supermarchés proposent toute une gamme vegan bien plus développée qu’en France.

C’est ancré dans les mentalités comme quelque chose de normal (et pourtant les carnistes sont largement majoritaires).

C’est en remarquant cela que j’ai commencé à en discuter avec ma soeur qui habite Montréal. Elle est prof de yoga et végétarienne depuis plus de dix ans maintenant. Elle m’a ouvert les yeux sur le fait que mon steak provient d’une vache … Bizarrement, je n’avais jamais fait le cheminement dans ma tête étant donné que la société m’impose la viande depuis petite.

J’ai donc commencé à être végétarienne. J’ai trouvé cela vraiment très simple, comme si c’était le mode de vie qui me convenait.

J’ai continué mes recherches sur l’état actuel de la maltraitance animale dans le monde, sur l’écologie, sur la santé et je me suis dit que c’était le meilleur choix de ma vie. Les documentaires et les vidéos chocs de L214 montrent bien l’état d’urgence dans lequel on est !

 Un jour je suis tombée sur cette phrase d’Alice Walker : “Les animaux du monde existent pour leurs propres raisons. Ils n’ont pas été créés pour les humains, pas plus que les noirs ont été créés pour les blancs, ou les femmes pour les hommes”.

Et là, comme un déclic, j’ai refusé tout produit dérivé de l’animal: soie, cuir, produits laitiers, miel, laine, oeufs … Et au final, en 2017 on s’en passe très très bien !

 – Quels ont été tes moments de doutes et tes difficultés?

 Je n’ai jamais eu de doute, ni pour mon végétarisme, ni pour mon véganisme.

Je me suis vraiment documentée et je me suis rendue compte que toutes les données scientifiques prouvent que les produits d’origine animale (dont la viande) sont mauvais pour la santé.

De plus, tu peux trouver tous tes besoins en fer, en calcium, en protéines dans les produits d’alimentation de base.

Si on prend un peu de recul c’est incroyable à quel point l’homme a transformé la nourriture: le gluten, les pesticides, les antibiotiques, les OGM … Depuis que je suis vegan j’ai enfin dit adieu à mes problèmes de santé qui étaient plus ou moins graves. Mes prises de sang sont excellentes. Et j’ai jamais pris autant de plaisir à cuisiner. Avant je m’arrêtais à mon steak – patates – haricots verts !

 Par contre il y a eu des difficultés au niveau émotionnel. Ma famille m’a de suite compris et félicité dans ma démarche. Mon mari est lui même devenu végétarien en même temps que moi, ma maman aussi et ma soeur l’était déjà ! Par contre quand j’ai ouvert le blog, certaines amies m’ont clairement affichée sur les réseaux sociaux, en prenant cela en dérision. Comme si il y avait des causes plus graves à défendre.

Et là j’ai eu le droit aux : “On mange de la viande depuis la nuit des temps”, “T’es trop sensible !”, “Tu vas avoir des carences”,

“T’es dans une secte”… Je m’y attendais, mais pas forcément de mes amies.

Le plus dur est de devoir se taire, car si tu défends ta cause on te dit que tu es extrémiste ou agressive.

 Si tu as envie de manger de la viande, ne sous estime pas ton acte: un animal a donné sa vie (bien souvent  courte et misérable) pour ton propre plaisir gustatif alors ne le tourne pas en dérision ! Voilà ce que je revendique…

 De plus, je milite pour beaucoup de causes…

” Si on prend un peu de recul c’est incroyable à quel point l’homme a transformé la nourriture: le gluten, les pesticides, les antibiotiques, les OGM … “

 – Quels conseils tu donnerais pour ceux qui hésitent à se lancer?

 Je leur conseillerai de prendre du recul et de se remémorer “Pourquoi ?”. Vous pouvez noter dans un cahier vos propres motivations : pour les animaux qui vivent un enfer, pour ma santé sur le long terme, pour l’écologie, pour inspirer et agir en exemple,  pour me sentir bien dans ma tête et dans mon corps, pour être en accord avec mes principes …

 Une fois qu’on prend conscience de ce qu’est véritablement la viande (un bout de muscle et de sang dans notre assiette, qui contient pleins d’antibiotiques, et qui a causé énormément de souffrance inutile), généralement on ne revient plus en arrière !

 Une fois que la prise de conscience est faite, il faut se documenter. Pleins de blogs vegan peuvent vous aider. Il y a des listes qui vous décrivent où trouver le calcium,le fer, les protéines dans vos produits. Il suffit de faire les bonnes associations d’aliments.

Attention à ne pas oublier la vitamine B12… Je fais deux cures par an sur une semaine, ça coûte environ deux euros en pharmacie.

Pour les mangeurs de viande aussi, une cure de temps en temps n’est jamais de trop car les animaux d’aujourd’hui sont détraqués (pesticides, antibiotiques) et sont eux même carencés en B12, ils ne peuvent donc plus en apporter suffisament à l’homme.

Je fais également des cures de spiruline, car il y a beaucoup de fer dedans.

 Est ce que c’est facile en 2017 d’être vegan ? Dans les supermarchés, les restaurants, les livres de recette etc ?

 Etre végétarien c’est plus que facile, que ce soit à la maison, chez des amis ou au restaurant.

Je dirai qu’être vegan à la maison c’est très facile aussi, je trouve que tu redécouvres la cuisine ! Mais en extérieur et en France (surtout) ça l’est un peu moins ! Nous avons beaucoup de retard comparé à d’autres pays.

 Si tu veux être vegan à la cantine du boulot on te l’interdit, idem à l’école. Dans les aéroports aussi, sans parler des aires d’autoroutes !

Cela dit, il y a de plus en plus de resto et même de traiteurs vegan. Des boutiques vegan ouvrent leurs portes un peu partout en France, donc plus besoin de commander sur Interne !

 Les livres de recette sont nombreux, si je devais en choisir un: celui de Marie Laforêt “Vegan”, mais il y a aussi pleins de blogs ou encore Youtube.

 Je m’efforce de montrer à travers mon blog, que la cuisine vegan est bien plus facile et goûteuse qu’on peut se l’imaginer ! On découvre pleins d’aliments et on sent que ça fait du bien à notre corps. Il faut juste accepter de changer ses habitudes de consommation à base de crème fraiche, de beurre et de lait majoritairement.

“Si tu veux être vegan à la cantine du boulot on te l’interdit, idem à l’école !”

 

Est ce que tu trouves que c’est en lien avec le développement personnel ? Et si oui, pourquoi?

Mon intuition guide ma vie dans tous les domaines: quand j’ai décidé d’être vegan, c’est comme si une lumière s’était allumée en moi !

C’est pour cela que j’ai décidé de partager mon expérience avec le plus de monde.

Pour moi, le développement personnel et le végétarisme/véganisme sont indissociables !

En fait, le développement personnel passe par une vie saine, une bonne santé et donc une bonne assiette.

Tu ne peux pas vraiment être en accord avec ton corps et ton esprit quand tu manges des êtres vivants. Aucune vie ne vaut plus qu’une autre !

Et ensuite pleins d’autres facteurs entrent en jeu, comme l’écologie encore une fois ou le zéro déchet … Tu peux élargir ton mode de vie à l’infini !

Aucun vegan n’est parfait mais il tend à l’être… et sans développement personnel, il ne peut le devenir.

Vous pouvez retrouver Amanda sur son blog, sa chaîne Youtube, son compte Instagram et Facebook. Je la remercie encore pour ses réponses franches et pleines de bon sens. Si vous souhaitez vous aussi contribuer à un article inspiration sur mon blog, pour me parler de votre façon de voir la vie, de vos valeurs, n’hésitez à pas prendre contact avec moi.

Je finirai par cette phrase de Lamartine qu’elle m’a partagé:

“On n’a pas un coeur pour les hommes et un pour les animaux, on a un coeur ou on en a pas.”