Paros, un voyage inoubliable

Paros est un coup de cœur dans notre voyage itinérant de cet été. En fait, je crois que mon cœur n’est jamais réellement revenu des Cyclades, mais plus particulièrement encore de cette île de Paros aux pierres apparentes et aux murs blancs.

Nous y avons passé plusieurs jours, le temps de s’acclimater, d’admirer tous les trésors qui s’y cachaient et de s’imprégner pleinement de son atmosphère.

Le jour où j’ai découvert pour la première fois, des photos de l’ile de Santorin, j’ai su qu’il fallait que je découvre cette île de mes yeux au moins une fois dans ma vie. Sans les connaitre, je pensais que les îles alentours ne seraient qu’un moyen de passer le temps avant le grand saut vers l’émerveillement devant le coucher de soleil d’Oia. Et pourtant, ce sont les îles de Syros et de Paros, plus authentiques et moins fréquentées, qui m’ont le plus charmé durant notre séjour.

Nous sommes arrivés à Parikia, capitale de l’île, de nuit. Nous avons remonté le bord de mer et ses restaurants pour rejoindre notre hôtel, un petit établissement tranquille tenu par un jeune couple, qui devait s’occuper de leurs deux têtes blondes tout en gérant les entrées et sorties des voyageurs.

Nous y avons passé peu de temps même si le lieu était agréable et tranquille. Nous sortions dès que la lumière du soleil se faisait voir à travers nos volets, dégustions à la hâte une viennoiserie et un café frappé, tradition ici, et nous choisissions au hasard notre destination du jour devant la gare routière. Une chose est sure, nous voulions tout voir, tout découvrir de cette île qui nous a plu au premier coup d’oeil.

En se promenant dans les rues de Parikia, la ville nous a semblé d’emblée plus touristique que Syros, mais elle conservait cette part d’authenticité si dépaysante. On peut se balader sans croiser personne, les gens que l’on rencontre nous sourient et nous saluent, une habitude de petite ville tranquille. Si bien que parfois, on a l’impression que Paros s’est fait envahir par le tourisme de masse, il y a peu de temps. Il semble que ses habitants regardent ce phénomène avec une pointe d’amusement.

 Les hauteurs de la ville de Parikia offrent un panorama superbe sur la mer qui nous entoure. On a été obligé de stopper notre course pour un instant, afin d’admirer pleinement ce que nous avions sous les yeux. Effectivement, à mesure que l’on s’enfonce dans les villages si chaleureux de l’île, on perd parfois l’idée que l’on est quelque part au milieu de la mer Egée.

Paros est une invitation au lâcher prise. Cette tranquillité nous a fait sourire, et peu à peu, nous nous y sommes laissé prendre.

Depuis Parikia, où nous vivons, nous rejoignons facilement les plus beaux endroits de l’île. Nous rejoignons d’abord la petite ville de Naoussa, son port de pêche plein de charme, ses restaurants et points de vues si photogéniques.

 Ensuite, nous prenons un bus direction Podromos. Là au milieu de nulle part, le chauffeur nous indique notre arrêt. Il n’y a rien, si ce n’est une boulangerie sur la gauche et un petit bar à droite, et puis au bout de quelques instants, un chemin se fraye sur un des côtés, nous remontons la ruelle et arrivons à Podromos.

 Le calme est tel que l’on chuchote presque pour ne pas déranger les deux vieils hommes qui  entament une partie de carte à la table du bar du village. Ce sont les seuls personnes que l’on croisera à quatorze heures ce jour là. En Grèce, la sieste est sacrée, le monde s’arrête entre douze et quinze heures.

Au cœur du village, une supérette, un café et puis quelques ruelles toutes plus belles les unes que les autres. Les bougainvilliers sillonnent les traits des maisons. De petits éléments décoratifs ont été posé à côté pour révéler un peu plus encore la beauté de l’endroit.

 Nous nous posons un moment pour admirer toutes ces merveilles autour de nous. Je pense à toutes les personnes que je connais qui devraient venir ici à leur tour pour admirer par elles même cet endroit, car aucun mot ne peut témoigner parfaitement de ce que nous y découvrons. C’est dépaysant et inattendu, même si l’on voit sans fois les même fleurs, les même couleurs, au fond, elles paraissent toujours uniques et simplement sublimes.

 Sous une chaleur étouffante, nous continuons notre route vers Marmara, où le village nous charme à son tour. Les églises se frayent un chemin au milieu des villas. Et puis là encore, nous ne croisons personne ou presque. Nous nous perdons entre les rues sinueuses. Parfois en prenant un peu de hauteur, on peut apercevoir de plus près le dôme bleu d’une chapelle de l’autre côté d’une rue. Nous en croisons trois dans le village, une cinquantaine sur l’île sans doute mais à chaque fois, leurs couleurs typiques nous font quelques chose.

 Lefkes aussi vaut le coup d’œil, nous passons un moment pour y déguster un frappé à la terrasse d’un café. A nouveau, nous nous perdons au milieu des rues et tombons sous le charme, bien que plus touristique, de ce petit village fleuri.

 

 Au milieu de notre séjour, nous prenons le bateau qui sépare Paros d’Antiparos à quelques minutes. Nous visitons rapidement le centre ville de cette île minuscule à deux pas de Paros, dégustons un énième kebab dans un petit restaurant familial.

L’après midi, nous prenons un bus vers les plages d’Antiparos, nous choisissons Agios Georgios un peu par hasard. En découvrant la plage, on se dit qu’on serait bien resté là bas toute notre vie. Les personnes autour de nous peuvent se compter sur les doigts d’une main, il n’y a rien autour de nous pour venir perturber l’horizon qui s’étend à perte de vue devant nous.

Chaque plage de Paros ne peut laisser indifférent, c’est le cas aussi de Golden Beach qui est certainement la plus grande plage de  Grèce.Tout aussi peu fréquentée, c’est un trésor pour les sports aquatiques comme le stand up paddle ou la planche à voile. C’est un lieu profondément ressourçant et j’en reste émerveillé.

 

A Paros, il y a aussi les gens qui nous réchauffent le coeur autant que les paysages idylliques. Nous découvrons un restaurant à deux pas de notre hôtel où nous allons manger un soir. Le serveur nous accueille avec un français impeccable. Sa collègue, plus jeune, nous sourit lorsqu’on lui lance “Kalimera” à vingt heures. Le soir on dit: “Kalispera”, elle nous aide à le prononcer encore et encore et on en rit toute la soirée. Les plats sont excellents, la cuisine grecque ne cesse de nous surprendre, pourquoi n’en entendons que rarement parler en France? Le serveur nous offre le dessert, une petite part de gâteau à l’orange. L’accueil y est si chaleureux que le lendemain soir nous retournons chez eux pour goûter au reste de la carte. A nouveau, on nous offre un apéritif avec la note, ces petits gestes sont coutumes ici et nous séduisent à chaque fois.

 Mes mots ne peuvent décrire réellement ce que l’on a vécu, ni même les belles rencontres que l’on a faites sur cette île de Paros. Si vous ne connaissez pas encore, je vous invite à aller la découvrir un jour, rien ne pourra vous laisser indifférent là bas et certainement pas la gentillesse et la générosité de tous ceux que l’on croise. Vous n’êtes pas à l’abri de tomber amoureux de l’endroit mais rien n’est fait pour vous en empêcher.