Trois jours à Fuerteventura : l’île lunaire

J’aurai pu vous vous parler de paysages splendides et de merveilleux panoramas… mais Fuerteventura, c’est surtout un bout de notre histoire qui s’écrit. Alors, j’avais envie de vous raconter cela. Ceux qui courent après le temps trouveront peut-être leur bonheur dans la partie Incontournables en bas de cette page. Mais pour nous, ce voyage était une parenthèse d’air frais dans une vie mouvementée, je tenais à vous le présenter ainsi. Votre cocktail est prêt? Alors, allons-y.

Nous avons voulu nous offrir quelques jours ensemble en cette fin d’année pour laisser de côté les contrariétés qui faisaient un joli petit tas dans nos vies. Notre premier choix s’est porté sur Strasbourg et ses marchés de Noël. Par chance, les billets d’avion étaient hors de prix. Le deuxième choix était notre éternel plan B. Ou plutôt, l’endroit où l’on revient toujours et où l’on ne cessera jamais d’errer : l’Espagne.

Cela fait donc 7 fois que nous posons les pieds ensemble sur le sol espagnol en arrivant à Fuerteventura. Je me souviens de cette toute première fois à Barcelone… Le sentiment est toujours le même : un immense vent de liberté, les paroles d’Enrique Iglesias qui résonnent dans notre voiture et tout semble s’apaiser d’un coup.

Il faut dire que les îles Canaries sont connues pour leur éternel printemps. En cette fin Novembre, ranger les manteaux pour sortir les shorts nous rendait vraiment heureux. Des îles où le soleil est présent toute l’année, où l’on peut fréquenter les plages en hiver et où l’on trouve une telle tranquillité, il y en a selon moi, peu en Europe. Alors forcément c’est un coup de cœur.

Notre première virée aux Canaries était à Tenerife en 2016, transportés par le charme de ses paysages volcaniques et des montagnes verdoyantes, nous nous étions promis (surement au bord d’une plage) de revenir. Mais il y avait une autre intention dans ce voyage, saisir si l’on s’y sent bien, faire des plans sur la comète, peser les pours et les contres, pour savoir si l’on pourrait y rester. Définitivement.

Avant cela, il fallait bien sur découvrir : explorer largement l’île pour saisir si cela nous ferait vibrer d’y poser nos valises. Fuerteventura est une île avec moins de reliefs que Tenerife, plus petite aussi. On y retrouve malgré tout des paysages lunaires, des plages de sables noirs, des roches creusées par les coulées de lave d’une autre époque (même les dinosaures n’étaient pas nés), tout ce qui nous avait déjà conquis.

Il est toujours aussi agréable de s’aventurer sur ses routes comme neuves qui permettent de faire le tour de l’île. C’est ce que nous avons fait en quatre jours. Et souvent, je l’avoue, nous nous sommes posés sur les plages l’après midi et même baigné. Il n’en fallait pas plus pour apaiser notre cerveau en ébullition, nos petites angoisses de l’hiver.

Oui nous avons vu des villages blancs, des mers turquoises et des roches orangées. Mais nous avons aussi vécu des instants que je garde seulement dans mon cœur. Il n’y a pas vraiment de récit de voyage à faire, seulement des choses à vivre. Et je crois que vous vous ferez votre propre idée en y débarquant un jour.

Pour finir, nous sommes repartis avec un aller simple pour l’Espagne, sur le continent cette fois. Mais mon petit doigt me dit que ce n’est pas la dernière fois que nous voyons les Canaries.

Les essentiels de Fuerteventura :

-Le désert de Coralejo : Les dunes de sables qui prennent place au bord de route sont un élément phare de l’île, n’hésitez pas à vous y arrêter et y balader. Au coeur des dunes, nous avons croisé uen chèvre tranquillement installée à vivre sa vie. Trop chou.

– L’île de Lobos: Nous avons fait le tour de cette île sur laquelle nous avons passé une journée (sans voiture). Elle offre de jolis paysages et surtout une plage magnifique où nous avons lézardé. Elle ne dispose que d’un seul restaurant où il faut réserver en arrivant le matin (en bateau). Personnellement, nous avons emporté des sandwichs.

-Coralejo : Jolies maisons blanches, petites ruelles, longue promenade piétonne avec restaurants et une petite plage. Cette ville s’est vite imposée comme notre QG.

-Village de Betancuria : Pour y arriver, nous sommes passés à Antigua mais le tour du village était rapidement fait. Betancuria est un village perché au charme fou et la route pour y accéder offre de jolis points vue sur l’île. Le village est plein de ruelles blanches qui nous ont rappelé les Cyclades.

 

– Plages :

-La Pared : Une vue exceptionnelle et le paradis des surfeurs.

– La Costa calma : On nous a parlé de cet endroit magnifique où l’eau est bleue turquoise. C’est armée de mon appareil photo que je me suis aventurée vers la plage, et quelle ne fut pas ma surprise en voyant des dizaines de personnes toutes plus nues les unes que les autres. J’ai vite rangé  l’appareil et nous avons repris la route. Le problème : toute la Costa Calma devient à moitié naturiste en hors saison. Tout le monde se mélange (pas littéralement) dans un patchwork de culs nus et bikinis. Pas vraiment adeptes de ces non tenues vestimentaires, nous avons trouvé au bout d’un certain (long) moment une plage vide où nous avons passé une douce après midi en maillots !

-El Cotillo : Une plage un peu éloignée et difficile d’accès en voiture (chemin en terre), nous avons marché trente minutes jusqu’à la plage mais ça valait le détour.

Il y aurait évidement beaucoup plus à dire sur Fuerteventura. Je vous conseille vraiment d’y aller faire un tour et pourquoi pas en hors saison car les conditions sont idéales aux Canaries pour un séjour ensoleillé en hiver.